Farhad Kehtari, nouveau syndic de Paudex

Claude Quartier | Suite au départ de Serge Reichen, Farhad Kehtari est syndic de Paudex depuis le 1er janvier 2019. Elu au Conseil en 2006, président de la commission d’urbanisme, il passe à la Municipalité en 2011 où il prend le dicastère très technique des travaux, de l’eau et de l’électricité, l’assainissement et l’informatique. Cela lui va comme un gant. Ingénieur EPFL en électricité (diplôme en 1979), engagé à Sécheron Genève, puis responsable ABB Normelec en Suisse romande et directeur d’ABB en Afrique de l’Ouest, il fonde, en 1999, sa propre société en informatique et système de gestion commercial et industriel, sise à Paudex. Farhad Kehtari est né à Téhéran en 1957. Sa scolarité secondaire terminée, à 17 ans, il rejoint ses frères en Suisse pour s’inscrire à l’EPFL. Il a toujours habité Paudex et obtient sa naturalisation en 1985. Sa femme, portugaise d’origine, est aussi naturalisée. Ils auront deux fils, l’un, ingénieur EPFL en mécanique, travaille avec lui. L’autre est médecin et officier à l’armée. Intégration parfaitement réussie, formation et expérience très solides, plus de dix ans d’expérience au sein des institutions communales, un engagement probable pour les sept ans à venir, il y a de quoi faire un bon syndic! Mais quelle est sa vision du devenir de la commune?

Farhad Kehtari, syndic de Paudex depuis le 1er janvier

Trois chemins à parcourir

Elle est perceptible dans le changement de décor du bureau. Au lieu des trains, bateaux, avions et du général Guisan que son prédécesseur aimait, on a un tableau au mur qui représente un guerrier, derrière le bureau trois statuettes africaines, l’une d’un vieux sage, les deux autres représentant un couple symbole de fécondité, et un sous-verre persan où figure Darius qui prône : « la bonne pensée, la bonne parole et l’action juste. » « La bonne pensée », c’est privilégier la collégialité au sein de la Municipalité, c’est doter l’administration d’outils dynamiques, c’est entretenir de bons contacts avec la population, les entreprises et les commerces de la commune pour que personne ne se sente exclu. «La bonne parole», c’est de mieux faire connaître Paudex à l’interne et dans la région. C’est être présent et accessible. «L’action juste», c’est assumer les responsabilités que la loi confère au syndic, c’est collaborer avec les communes voisines dans les nombreuses conventions qui nous lient, c’est gérer au mieux les finances d’une petite commune «riche» mais mise à mal par les lois cantonales. C’est faire de Paudex une entité dynamique, reconnue, qui soit autre chose qu’une commune dortoir juste bonne à être densifiée et à remplir les caisses cantonales. C’est à cette tâche que s’attelle le nouveau syndic, qui doit réaménager quelque peu sa vie professionnelle pour assumer les espoirs et les devoirs de sa charge.