Eugène Montenero, musicien passionné

Psalmodia, école de musique à Oron-la-Ville

Propos recueillis par Monique Misiego. |. Vous n’êtes pas sans savoir que le Comptoir d’Oron approche à grands pas. Eugène Montenero sera présent avec quelques élèves de son école de musique le samedi 26 avril sur le stand du Courrier.

Nous sommes allés à sa rencontre et l’entretien fut intense, parce que l’homme est passionné, et que le musicien aime partager, tant sa musique que son expérience. On sent chez lui un enthousiasme débordant.

Eugène, parlez-nous d’abord de cette école de musique

L’école s’appelle Psalmodia et est présente à Oron et Corsier sur Vevey. J’y enseigne la guitare, acoustique ou électrique, et l’école offre des cours de basse, batterie, piano, chant, violon et yukulélé. Nous y donnons des ateliers de guitare en duo, de musique de chambre, de pop rock et de funk jazz. Depuis 2 ans, nous organisons des stages de comédie musicale.

Combien avez-vous d’élèves et à partir de quel âge peut-on s’inscrire? 

Environ une centaine, enfants et adultes confondus. Nous avons actuellement un élève de 62 ans qui veut apprendre la musique. Par contre, pour les enfants, il est préférable d’attendre 5 ans, voire 7 ans pour la guitare car l’instrument est imposant et l’enfant doit pouvoir le tenir correctement. Mais il y a des exceptions, nous allons parfois au cas par cas suivant la maturité de l’enfant ou simplement sa taille.

Quand a été fondée cette école?

Elle existe depuis 1999. Je l’ai fondée mais je n’avais pas le temps pour m’investir dans la gestion totale de cette école. J’ai donc demandé à un musicien et ami Gilbert Chellembron et son épouse qui revenaient de Londres de prendre sa direction, ce qu’il a accepté immédiatement. Pour ma part, je me suis concentré sur mon rôle de professeur et de responsable de l’école. 

Qu’est-ce que vous aimez dans ce rôle de professeur de musique?

Il y a un engouement certain pour les comédies musicales et c’est dans ce sens-là que j’apprends aux élèves à prendre en compte l’autre, à interpréter ensemble.

Vous m’avez dit aller souvent en Chine pour y donner
des séminaires. Quelle différence avez-vous noté dans le rapport des enfants avec la musique?

En Chine, ce sont les parents qui décident, l’enfant n’a pas son mot à dire. Il y a une compétition énorme, il faut être le meilleur sinon rien. Donc si un enfant fait de la musique, il doit le faire de façon parfaite. Ici, les enfants ont plus de choix, certains sont influencés par leurs parents, mais en règle générale, ce sont eux qui choisissent et ils n’ont pas cette pression et cet esprit de compétition. Ils étudient la musique pour le plaisir.

Parlons maintenant de votre parcours musical. Quand avez-vous commencé la musique et quelles ont été vos influences?

J’ai commencé à l’âge de 8 ans par de l’initiation musicale. A 10 ans, j’ai reçu une guitare de mon oncle. Puis le déclic à 14 ans avec un cousin qui m’a fait écouté une cassette, et là j’ai entendu «Sultans of Swing» de Dire Strait. Un électrochoc. Suivi par un autre morceau «Europa» de Santana. Ce sont ces deux chocs qui m’ont influencé pour la suite, avec les Beatles, qui ont ouvert la voie de la Pop Music. Il faut dire aussi que je viens d’une famille de musiciens avec un grand-père tromboniste, un oncle saxophoniste, une mère initiée au violon. Mon père, lui, était un littéraire mais ma famille a toujours été favorable à mes choix. J’ai fait une formation à l’école de jazz, L’EJMA de 1985 à 1989. 

Ce parcours musical est devenu votre parcours professionnel?

Oui, je travaillais comme courtier en publicité, puis je suis parti aux EU étudier une année au Musical Institut de Los Angeles. J’ai ensuite travaillé avec des musiciens exceptionnels dans différents studios d’enregistrement à Londres. J’ai aussi monté un groupe B Connected et nous avons à notre actif 9 albums et des tournées dans le monde.

Quels sont vos projets actuels?

J’ai composé plusieurs morceaux pour une chanteuse des Philippines qui a une voix merveilleuse. Nous avons 6 titres en préparation. Sur un de ces titres, j’ai collaboré avec un flûtiste d’exception qui a travaillé avec Paul McCartney. Le résultat est époustouflant.

Et je continue parallèlement à enseigner la musique, c’est ce que j’aime.

Ecole de musique 021 802 13 40 – Eugène Montenero  079 206 41 57 – info@hm-production.net