En attendant le printemps, il y a la Saint-Valentin !

Nathalie Michlig |  Voici à nouveau venu le temps de célébrer… ou pas la Saint-Valentin.
Ce dimanche en tous les cas le sera. Ce cher Saint Valentin rythmant chaque année le mois de février. Fête aux origines païennes, honorant des rituels de fertilité dans l’Antiquité. Certains et certaines en ont fait leur rituel, au fil des siècles et des décennies, en attendant le printemps. En notre ère de consommations, cette fête peut avoir plusieurs déclinaisons: des fêtes païennes aux chiffres d’affaires des commerçants, en passant par celles et ceux qui ont saisi l’occasion de se susurrer des mots doux lors d’un repas aux chandelles ou lors d’un week-end en amoureux. Les douceurs chocolatées et les roses en sont principalement les ambassadrices dont Cupidon est le meneur.
Petit clin d’œil aux temps anciens de la fin du Moyen-Age où les oiseaux étaient symbolisés lors du 14 février par une légende. Celle-ci racontait qu’ils étaient les messagers du printemps et de l’Amour. La coutume voulait que les jeunes filles s’en remettent aux oiseaux pour connaître leur avenir amoureux: un rouge-gorge présageait un mariage avec un marin, un moineau un mariage heureux avec un homme peu fortuné, et un chardonneret une union avec un homme riche. Alors… à toutes celles et à tous ceux qui sont célibataires… observez votre jardin… un jardin secret ou un jardin concret… quel oiseau voyez-vous…?
Une petite alchimie de douceurs et de poésie en guise de conclusion inspirée d’une chanson que Jeanne Moreau interprétait – «Les mots de rien» – et qu’assurément bon nombre d’entre vous avez entendue: «L’Amour s’exprime avec des mots comme ça, des mots de tous les jours, des mots tout gris, des petits mots de rien, des mots de rien du tout (…) Des mots si tendres au tendre écho, comme un pur reflet dans l’eau. Des mots de moins que rien, respirés par toi, tissent mille liens (…) Des mots qui viennent et qui coulent au fil des jours, des mots qui tournent court. Tous ces mots qui ne pèsent pas bien lourd, pour moi sont lourds d’amour (…) Ces mots de moins que rien du tout, échangés de nous à nous. L’Amour s’exprime avec des mots tout chauds, des petits mots bien clos, des mots petits petits tellement petits, qu’ils ne riment que pour moi, qu’ils ne riment que pour toi.»
Chers lecteurs et chères lectrices, à vous de les conjuguer tout au long de l’année. Pensez aux roses labellisées et aux chocolats Fairtrade, plusieurs commerçants en ont l’éthique en les Terres de Lavaux et du Pays d’Oron. Osez… vibrez… surprenez… et comme le disait W. Shakespeare: «Si tu ne te souviens pas de la moindre folie que l’Amour t’ait jamais inspirée, c’est que tu n’as pas aimé.»
A chacune et chacun, belle fête de la Saint-Valentin!