Eco-logique

Juliette Vernier, tirée au sort par le collectif « Grève du climat », est sortie du lot malgré n’avoir pas remporté les élections complémentaires au Conseil d’Etat vaudois de dimanche dernier. Cette jeune habitante d’Essertes a fait un résultat remarquable face à une candidate plus institutionnelle et largement plébiscitée par l’establishment. La surprise est grande malgré des chiffres du simple au double entre les deux candidates, c’est près d’un vaudois sur quatre qui a tout de même voté pour l’outsider. Un taux de participation morose de près de 32 % n’y change rien. Dans certaines communes les deux candidates étaient au coude à coude. A Epalinges, la jeune candidate n’était séparée de la favorite que par 38 petites voix… Avec un programme inexistant, une représentante tirée au sort et sans expérience, ajoutons à cela quelques couacs de communication, ce collectif antisystème se qualifiant eux-mêmes « d’extrême écologie » aurait été voué au compost. Ce n’est plus le cas. Les préoccupations écologiques sont devenues prioritaires. Cet état d’esprit est largement dû aux mobilisations récurrentes de jeunes et de moins jeunes. Il a contribué, si ce n’est à une prise de conscience, à une prise en compte des aspects environnementaux de nos actions. Quant aux actes eux-mêmes, ils sont, même chez les initiants, encore tout relatifs… Il reste tout de même remarquable que dans une vieille démocratie comme la nôtre, le questionnement existe encore jusqu’à éprouver les fondements même de sa structure. D’aucuns se plaignaient des jeunes et de leur manque d’intérêt pour la chose politique, soyons rassurés d’un côté et acceptons d’être inquiet de l’autre, le temps passe pour tout le monde…