Du cadran solaire à l’horloge – Claude Quartier, Editions Favre

Milka |  Depuis l’Antiquité, l’heure est présente dans l’espace public. Il y a d’abord les cadrans solaires sur les façades, puis les horloges astronomiques construites à une époque où l’astrologie primait encore sur l’horlogerie. Qui sait encore les lire? A la fin du Moyen Age, en passant progressivement de l’heure ecclésiale à l’heure civile, la société change. L’heure se fait plus utilitaire. Elle s’affiche aux portes de la ville, sur les tours des remparts, sur les clochers d’églises ou les beffrois. On voit fleurir de grands cadrans colorés avec une ou deux aiguilles, elles-mêmes richement décorées. Les siècles passent et l’évolution suit son cours… L’uniformisation de l’heure devient de plus en plus nécessaire au fur et à mesure que l’activité économique basée sur l’échange se développe. L’heure solaire locale ne répond plus à ces besoins. Ce qui nous fait quitter progressivement le soleil, la lune et la rotation terrestre comme références absolues pour régler nos jours et nos nuits. L’heure se nationalise, puis se mondialise. Ainsi nos 5200 horloges de gare changent toutes de minute à la même seconde et le monde entier vit à la même minute, bien qu’il ne vive pas à la même heure!

De l’ombre d’un bâton planté dans le sol à l’horloge atomique en passant par les cadrans solaires et les horloges astronomiques, ce guide nous fait découvrir la captivante histoire de la mesure du Temps et de la lecture de l’heure – en Suisse surtout et en Europe un peu – en se basant sur ce qui est visible dans l’espace public.

A l’ère des téléphones portables et autres technologies qui vous indiquent instantanément l’heure qu’il est dans n’importe quelle partie du monde, il est parfois intéressant de se pencher sur les évolutions du passé qui nous ont menés là où nous sommes aujourd’hui. Un très joli voyage dans le temps.

Ingénieur agronome, ancien rédacteur en chef du journal professionnel «Agri», Claude Quartier collabore actuellement à divers journaux en tant que journaliste spécialisé en agriculture et en politique communale. Coordinateur de rédaction pour l’ouvrage «Forêts vaudoises», il est également l’auteur de plusieurs livres, parus notamment aux Editions Favre: Suisse, pays de culture (2007), Le chasselas (2008), Cloches et sonnailles (2011), Passé, présent et futur des chalets (2012), Ce que racontent les ponts couverts de Suisse et d’ailleurs (2013) et A la découverte des chapelles de Suisse (2015).