Disruption

Terme apparu en 2010

« disruption » désigne la destruction toujours plus rapide des structures sociales alors que les individus et sociétés ont besoin de temps pour se structurer. Cette évolution disruptive laisse sur le côté du chemin ceux qui ne peuvent l’assimiler à la vitesse requise. La disruption est inévitable et, ne pouvant être contrée, demande une nouvelle forme de puissance publique pour élaborer un système alternatif intégrant le modèle économique nouveau qu’ont apporté les nouvelles technologies. Comme la pointe visible de l’iceberg, la presse en subit les conséquences de plein fouet et sa mutation fait déjà les nuits blanches de nombreux patrons de presse.Un autre domaine, à peine plus discret, subit les foudres de ses usagers. La Poste, après avoir discrètement intégré aux niveaux décisionnels ces nouvelles notions, continue « bonhommement » son processus d’écrémage en espérant que le petit lait suffira aux gueux. Cette attitude suffisante et autocratique est bel et bien installée et semble être la règle. Un lobby puissant règne. La Poste impose et dispose sans pour autant garantir le service universel pourtant contractuel. D’abord Régie fédérale des Postes-Télégraphes-Téléphones, cette structure n’a gardé que le service postal. Elle a ensuite mué en PostFinance, CarPostal et La Poste. Trois « services » séparés et qui tous trois posent question à l’heure actuelle. Trois entités dont tous questionnent les fondements et la mission. La structure est devenue d’une telle opacité que même l’actionnaire fédéral principal en la personne de Mme Leuthard ne parvient pas à éclairer nos lanternes…La disruption est totale, le changement est au coin de la rue mais se pourrait-il qu’il soit sous les pavés ? Toutefois, en démocratie, un pavé s’appelle « motion », « référendum » ou « vote ».