Des femmes, des hommes et des passions: Bernard Reymond, écrivain et philanthrope

Nathalie Michlig  |  Bernard Reymond un personnage ! Une jeunesse magnifique, comme il nous le raconte, forgeant son caractère à Sierre entre ses oncles, ses tantes et ses grands-parents, la nature et la montagne. Des souvenirs d’enfance à ramasser les pignons des Aroles et à couper du bois avec son grand-père. Adolescent, il grandit sur les côtes du Léman et se découvrit une passion pour la Russie, dévorant les œuvres complètes de Tolstoï et Dostoïevski. Puis, l’écriture s’ébroua en son esprit, poétique.

Après des études d’expert-comptable et une maîtrise, il se lança dans le monde des affaires et de la finance, avec succès et abondance, enseignant également économie et philosophie. Se décrivant comme un homme d’affaire rigoureux, cartésien, et humaniste tout à la fois. Un entrepreneur avec un grand cœur, aidant de nombreuses personnes et familles dans le besoin. Homme curieux et de terrain comme il le dit. Erudit et cultivé, passionné d’art, de musique, de danse et d’opéra d’ici, d’ailleurs, et de Russie. Un collectionneur invétéré, menant de front vie professionnelle et familiale, ses passions et l’écriture. Il conduit sa vie en main de maître. Mais un jour, il décida de tout quitter, le monde de la finance et du business, pour sillonner à pieds, les routes du monde et de l’Europe, de Budapest à Compostelle. Un besoin intérieur de retrouver l’essentiel en lui, une vie plus introspective, loin de l’agitation du monde, un retour au silence et à la spiritualité. Opportunité d’offrir aussi à son esprit la liberté de vagabonder et de voyager en foulant des sentiers escarpés… J’ai aimé un silence, parfumé de bruyère cendrée, j’ai esquissé un visage, dans les arbres brillant d’un rayon de soleil, comme un amour, un voile de soie, vaporeux de diamants, me reliait à l’autre firmament…

Un grand marcheur et un solitaire, amoureux de sa femme, qui s’est installé à Ropraz depuis bientôt 30 années, rénovant au fil du temps une majestueuse bâtisse pour le clan familial. Son port d’attache. Depuis quelques années, sa deuxième patrie étant la Russie, pays de beauté et de richesses culturelles infinies. Un mois sur deux, en alternance il vit en Suisse et en Russie dans une datcha de rondins aux confins des steppes de la Toundra. Lieu de création et d’écriture, de rencontres et de partages avec ses amis et artistes. Il écrit de la poésie depuis ses 20 ans, des nouvelles ou des biographies. Un rituel de mise en condition de deux jours, il a besoin, lorsqu’il rejoint les terres inspiratrices de la Russie, de sa datcha. Un verre de vodka et tout coule comme la Volga, la poésie vagabonde et l’écriture est féconde. Bernard Reymond écrit sur de petits cahiers puis les retranscrit sur l’ordi…

En parfait philanthrope et mécène qu’il est, Bernard Reymond partage son abondance en soutenant des artistes et des spectacles, les réunissant et les invitant autour de la poésie, de la peinture, pour les rendre visible et audible, créant une maison d’éditions, éditant un  coffret, en leur faisant la part belle. Homme entier, multiple qui est devenu un homme de l’art et de la culture, un philanthrope, comme il le dit. Bernard Reymond, un esprit fertile et généreux, une manne de projets en cours, un livre autour de trois poètes russes, un spectacle Camino adaptation et mise en scène d’un de ses livres Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, en avril aux Terreaux à Lausanne.

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