Cully: extension d’une mesure de classement

JPG  |  Le Département des finances et des relations extérieures du canton de Vaud a publié dans la FAO sa décision du 20 avril 2017, qui étend la mesure de classement prise le 11 septembre 1959 sur le bâtiment ECA 222 sis à la rue de la Justice 8 et 10 à Cully. Cette mesure assure ainsi la sauvegarde et la conservation du second œuvre intérieur de la bâtisse, soit l’ensemble de la construction, intérieure et extérieure.

Pour autant que le visiteur s’aventure dans le bourg et plus précisément à la rue de la Justice, son regard sera immanquablement attiré par les façades, les fenêtres à croisillons et petits carreaux. Sa curiosité sera certainement attirée sur le plan historique comme l’a été le soussigné en lisant le commentaire de la décision cantonale, prise par arrêté, à savoir:

«La maison sise à la rue de la Justice 8 à Cully, fut construite en 1684 par l’un des membres de la famille Muriset, vraisemblablement Gabriel, châtelain de Cully, dont le nom apparaît sur les plans cadastraux de 1710-11. Les Muriset, ou Murizet, sont une vieille famille noble de Cully, dont les origines remontent en tout cas à la seconde moitié du XIVe siècle. La maison de la rue de la Justice 8 appartient, avec les maisons des familles Sordet (1521), Davel (1545), von Arx (1594) et la Maison Jaune (1641), aux cinq demeures aristocratiques importantes du bourg. Elle est en revanche l’une des mieux conservées, acquise et restaurée dans la seconde moitié du XXe siècle par l’architecte Pierre Margot, membre des commissions cantonales des Monuments historiques et de la Protection des biens culturels, puis dès 1962 de la Commission fédérale des Monuments historiques…». «…A Cully, il restaure en 1971-72, la maison de la rue de la Justice 8. Sur la base des traces d’enduits anciens, il restitue les décors originaux des façades, tandis que copiant scrupuleusement une fenêtre en façade Est, il replace dans chaque embrasure une menuiserie assemblée à la manière du XVIIe siècle. De nombreuses pierres de molasse sont remplacées, et repeintes, respectant en cela les principes de mise en œuvre de l’époque. A l’intérieur, l’ensemble du second œuvre de la fin de la Renaissance fut scrupuleusement conservé… les menuiseries, les planchers, les enduits des murs, la pierre à eau et la hotte de cuisine, sont autant de témoins matériels et historiques d’un intérieur de la seconde moitié du XVIIe siècle. A ce titre, ils doivent être conservés et protégés».

N’hésitez pas à parcourir le bourg de Cully, comme les autres villages de la commune et vous trouverez certainement un bâtiment, une fontaine, un détail qui titillera votre curiosité. Et peut-être, que selon l’heure de votre visite, une cave sera ouverte, renfermant elle aussi des témoins du passé que le propriétaire n’hésitera pas à vous commenter autour d’un verre de chasselas, ou autre, de sa production.