Courriers des lecteurs

C’était bien mieux avant !

Il n’y a pas si longtemps, j’étais dans mon lit en train de me réveiller. La pluie tombait et faisait ce bruit si particulier qui donne envie de rester au chaud. Il était très tôt et tout était calme… jusqu’à ce qu’une, puis deux voitures passent sur la route de Lausanne. A cette heure-ci? ai-je pensé. Dans ce joli village qu’était Oron, le bruit a remplacé la quiétude, la population a drastiquement augmenté, les gens ne se saluent plus, l’attitude qui est de mise en ville prenant le pas sur la convivialité. Et puis, il y a la nature qui se fait ensevelir sous des tonnes de béton. J’habite à côté du seul endroit encore préservé au centre d’Oron. Et là, en me réveillant ce matin-là, je prends conscience que les arbres en seront prochainement arrachés. La pluie tombera sur un grand bloc de béton blanc et non plus sur l’herbe, le champ plein de fleurs en été aura disparu pour toujours dans quelques mois. Je me rappelle encore d’Oron il y a 40 ans et oui, c’était bien mieux. Aujourd’hui, au nom du développement économique, on construit, on dévaste la nature, on prive les habitants de la douceur de vivre qui faisait le charme de cette petite ville et de ses alentours. J’ai grandi à Châtillens. Dans les champs, il y avait des vaches, on jouait dehors sans avoir peur des voitures et les chats ne se faisaient pas écraser à tour de bras par ces mêmes véhicules. Bref, dans quelques mois, je vivrai entourée de bâtiments, dont un très grand qui sera construit dans le bruit et la poussière pour palier aux problèmes de place liés au développement économique démesuré d’Oron-la-Ville, et des 12’000 voitures qui circulent quotidiennement sur la route de Lausanne, à quelques dizaines de mètres de chez moi. Il y a des quartiers plus calmes que ça en ville, c’est dire! Alors, aujourd’hui, je tiens à féliciter d’une part la municipalité de ne pas tenir compte du bien-être de ses citoyens et, d’autre part, l’ancien propriétaire du terrain qui s’apprête à disparaître, celui-ci n’ayant manifestement pensé qu’à son profit personnel. Mesdames, Messieurs, vous avez réussi à faire mourir un peu plus notre petite ville, sans compter le fait que vous détruisez une nature qui souffre déjà suffisamment. Corinne Cusin-Saucy

En réponse au courrier de lecteur du FC Puidoux, paru le 24 octobre

Messieurs, 

1. En page 19 de votre édition du 24 octobre, «Courrier de lecteur», le comité du FC Puidoux-Chexbres met violemment en cause l’Association cantonale vaudoise de football et la commission de recours que je préside. Je ne peux pas rester sans réaction.

2. Cela fait 29 ans que je préside cette commission. J’ai pu constater que la quasi-totalité des responsables de clubs savent lire le règlement applicable. Pas le président du FC Puidoux-Chexbres. Ou alors il croit que son club n’est pas soumis aux mêmes règles que les autres.

3 Le règlement de la commission de recours dit qu’un recours doit être interjeté dans un délai de 8 jours et que dans le même délai une avance de frais doit être effectuée, faute de quoi le recours doit être déclaré irrecevable. En l’occurrence, l’avance de frais n’avait pas été effectuée en temps utiles. Le règlement ne me donne aucune marge de manœuvre, aucun droit de faire une exception. J’ai donc dû déclarer le recours irrecevable, ce dont s’offusque dans vos pages le comité du FC Puidoux-Chexbres.

4. Le comité du FC Puidoux-Chexbres, dans cet article, prétend de surcroît que Fr. 100.- lui auraient été facturés pour 4 courriels. En réalité, outre l’examen du dossier, c’est 12 courriels que j’ai dû adresser dans ce dossier, sans compter les explications téléphoniques que j’ai dû fournir, en vain manifestement.

5. A relever enfin que malgré ce que suggère le FC Puidoux-Chexbres, j’ai adressé les mails en questions à l’adresse indiquée sur le site du club…

Je vous prie de croire, Messieurs, à l’assurance de mes sentiments distingués. Philippe Rossy, président de la commission de recours de l’ACVF