Clin d’œil – L’appel est lancé

Jeudi 17 mai dernier au cinéma d’Oron. Il est 20h, je prends place dans la salle no 1, remplie de… 4 personnes.

Marie  |  A l’écran, le documentaire «Eldorado» réalisé par Markus Imhoof, débute silencieusement comme s’il existait déjà une espèce de retenue au malheur de milliers d’êtres humains, qui sera un des fils rouge de ce film. On peut se demander si la misère intéresse grand monde, le résumé «Un récit sur l’émigration» paru dans notre journal (voir édition du 9 mai) signé par ma collègue Colette Ramsauer, m’a émue. Il n’y aurait pas assez de mots pour décrire le calvaire que vivent les gens qui font la traversée de la Méditerranée, et pourtant on le sait depuis longtemps, que des canots pleins de clandestins échouent sur les côtes de l’Italie, combien sont sauvés, on le sait, combien se noient, on ne veut pas le savoir. A Bruxelles, des lois sont votées, et pour se donner bonne conscience on attribue quelques millions à l’Italie afin qu’elle se débrouille avec «ces réfugiés», on se voile la face mettant la faute aux gouvernants de ces régions qui malmènent leur peuple, l’incitant à fuir! Mais que pourrais-je faire, moi, à mon échelle! Je ne peux pas continuer à ignorer le destin de ces jeunes au regard perdu, complètement déboussolés, loin de leurs familles. Mon idée ci-dessous sera la vôtre, cher lecteur (trice), si vous voulez la reprendre et m’aider à la concrétiser. L’appel est lancé! La croissance d’un pays passe par l’éducation, en aidant le développement de la formation dans un continent comme l’Afrique avec autant de matières premières, on verra le déclin de l’émigration clandestine. L’Europe, et dont la Suisse serait le pionner, accepterait de donner une chance aux jeunes déjà chez-nous, non pas en les enfermant dans des camps de réfugiés pendant des mois, parfois même des années, mais en leur donnant la possibilité de suivre une formation pour que de retour dans leur pays, ils puissent métamorphoser leur société. Affaire à suivre!