Clin d’œil: «El Dorado» sans salle de bain…

Marie  |  L’autre soir un western passait sur Arte, un vieux film réalisé en 1966 avec John Wayne, le «El Dorado». Ce n’est pas le genre de film que j’aime mais voilà, les paysages autant que les chevaux sont magnifiques, je me laisse piéger jusqu’à la fin. Les scènes se succèdent à se tirer dessus, vraiment à cette période les problèmes se réglaient à coups de fusil entre les bonnes personnes et les mauvaises, il n’y avait pas des moins bons ou moins mauvais, il fallait choisir son camp et se battre. Le shérif représentait la loi qui lui échappait la plupart du temps. Mais dans ces films les hommes ne passent pas vingt-quatre heures à  se poursuivre, ils dorment sur des superbes peaux d’animaux bien douillettes, boivent le café matinal au pied de leur chevaux, trottent la journée durant et arrivent le soir tombant dans une ville au milieu de nulle part. S’arrêtant au saloon, en général c’est le chef qui demande une chambre et un bain, la chambre se transforme en salle de bain avec une baignoire en zinc qui trône au milieu de la pièce, l’homme se frotte au savon, à la fin quelqu’un le rince à l’aide d’une cruche remplie probablement d’eau froide, d’après la tête qu’il fait.  L’hygiène de l’époque se faisait au gré des arrêts en ville et personne ne se plaignait, c’était comme ça…