Chers frères et sœurs constitutionnels

Il est permis de s’étonner de voir combien les chercheurs scientifiques sont éloignés des réalités du monde agricole et donnent l’impression de vivre sur une autre planète.

Olivier Cossy, UDC Lavaux-Oron  |  En effet, il y a belle lurette que le monde agricole vit de son travail de la terre et sait que l’agriculture industrielle en est un autre. Il est coupé des réalités propres au commun des mortels que nous sommes tous. Les producteurs de lait industriel en savent un bon bout sur la question puisqu’ils ont dû investir dans les technologies modernes pour obéir aux exigences de la politique agricole de la Confédération. Or, ces paysans avant-gardistes sont pénalisés sévèrement par un prix du lait à la production (lui aussi imposé par la politique agricole) qui a chuté de 107 ct à 57 ct depuis 1993. Voilà donc plus de 24 années qu’ils perdent de l’argent chaque jour sur l’autel de la robotisation et qu’ils disparaissent les uns après les autres. En revanche, les produits de qualité AOC comme le Gruyère et l’Etivaz sont issus de l’agriculture artisanale. Elle est séculaire, naturelle et couvre honnêtement les besoins des familles des exploitants agricoles. Cependant, elle ne peut pas, dieu merci, être confiée à des robots qui, soit dit en passant, ne sont que des jouets réservés à tous ceux qui ont oublié que les machines, tout comme l’argent et les lois, sont faites pour l’homme et pas du tout le contraire! Et voici la conclusion qui s’impose: il vaut mieux obéir au dieu tout puissant de la Constitution fédérale plutôt qu’aux hommes.