Brillante 33e édition pour le Cully Jazz Festival

Nathalie Michlig | La 33e édition du Cully Jazz Festival a vibré des berges du Léman au bourg, des caveaux en fête de-ci de-là au chapiteau, de Next Step au temple, mais aussi à bord du Boat Club Venoge. Ambiances sonores variées et artistes prestigieux se sont succédé tout au long de ces 9 soirées du 10 au 18 avril. Quelques heures à peine après les dernières notes du batteur Daniel Humair et celles du trio
Joshua Redman, les organisateurs en donnent un feed-back plus que positif. Le festival a battu un record de 14’300 billets vendus, contre 13’200 en 2014, la manifestation ayant attiré environ 65’000 festivaliers tous âges confondus. Une météo favorablement ensoleillée et porteuse pour les festivaliers des scènes du Off comme du In, malgré deux soirées pluvieuses et parfois un vent fougueux. Les festivaliers et les mélomanes se sont enivrés de talentueuses déclinaisons musicales  mais aussi de vin et de houblon fermenté. Ambiance conviviale et festive assurément. De découvertes en coup de cœur, une part belle a été faite à plusieurs groupes suisses: Egopusher, Yillian Canizares, Elina Duni, Andreas Schaerer et Lucas Niggli pour ne citer qu’eux. Des jams sessions passionnées au Caveau des vignerons, entre Matthieu Llodra Trio et des artistes de la programmation In, ou Young Gods en résidence au Caveau THBBC, ainsi que soirées house et électro aux mains des DJ de Next Step.
Petits éclairages de quelques moments que nous avons vécus: en ouverture de festival avec Moncef Genoud au temple, nous emmenant avec douceur dans des mondes où le mélomane voyage entre rêveries et merveilleux. Mais aussi, quelques jours plus tard, la mystique Pura Fé à Next Step, nous enveloppant de sa voix bluesy jusqu’aux profondeurs de l’âme amérindienne. Et pour finir, la détonante, envoûtante et indomptable Erika Stucky, entourée de 7 acolytes autrichiens, les joueurs de cuivres Da Blechhauf’n: du jazz au yodel sur fond de légendes alpines et d’ombres en mouvement. Un temps hors du temps que nous offre à chaque fois cette artiste atypique. Pour compléter ce panel prestigieux: Gregory Porter, Anouar Brahem, Brad Meldhau trio ou Stephan Eicher und die Automaten, tout un éventail d’opportunités, de rencontres et de découvertes autour du jazz, entre viniculture et vinylculture, les bal(l)ades et chasses aux trésors musicales. Le jeune public a pu nourrir sa curiosité et son imaginaire à travers des ateliers créatifs mais aussi avec Dom La Nena, chanteuse brésilienne réunissant plus de 300 enfants et adolescents.
Une organisation bien rythmée également avec les transports en commun, des trains au Publicar jusqu’à 3 heures du matin… Et en conclusion, les organisateurs sont heureux de déclarer que les finances du Festival se portent bien, et à l’issue de cette 33e édition ils annoncent d’ores et déjà la 34e, prévue du 8 au 16 avril 2016. A vos agendas et à l’année prochaine !