Béatrice Brennwald, une révélation sur le tard

Monique Misiego | Certaines personnes s’ennuient à la retraite, deviennent tristes, se referment sur elles-mêmes. Ce n’est pas le cas de Béatrice Brennwald. Elle pourrait pourtant lever le pied, mais elle est toujours en mouvement, toujours joyeuse, toujours pleine d’idées. Positive, même si la vie ne l’a pas toujours épargnée. Née en 1939 à Boulogne-Billancourt, pendant la guerre. Elle perd sa maman à l’âge de trois ans. Son père se remarie quelques années plus tard, mais elle ne tombe pas sur une marâtre comme dans les contes, mais sur une femme tellement bonne qu’elle sera leur deuxième maman pour sa sœur et elle. Après une année de mariage, son père meurt. Béatrice Brennwald a alors 9 ans. Cette deuxième maman ne les lâchera jamais. Elle travaillera dur pour les élever, les plaçant en pension pour qu’elles aient une bonne éducation. Comme cette deuxième maman était jurassienne, elle décide de revenir en Suisse avec ses deux filles d’adoption, à Bâle plus précisément. C’est là que Béatrice Brennwald va connaître son mari à l’âge de 17 ans. Ils se marieront, fonderont une famille et vivront heureux pendant 58 ans, jusqu’à ce que son mari s’éteigne d’une longue maladie. Ce mari si gentil l’encourageait depuis longtemps à écrire mais elle n’osait pas franchir le pas. Elle se risquait sur des poèmes, pour son plaisir. Une nuit, elle fit un rêve. Dans ce rêve, tout était clair, le titre du livre et une histoire d’elfes. Elle se mit à écrire, de plus en plus, jusqu’à engendrer son premier livre «Le cercle de l’alliance» paru en 2016, un roman d’Heroic Fantasy. Un deuxième livre, qui vient de sortir, s’adresse aux enfants. «Nina la petite guêpe». Béatrice Brennwald est grand-maman, et même arrière-grand-mère. Ses yeux s’illuminent quand elle parle de sa descendance. Quand je lui demande pourquoi elle s’est lancée dans ce genre d’écriture, elle me répond qu’elle voulait réhabiliter les guêpes, qui sont les malaimées alors que les abeilles ont bien meilleure réputation. Que les guêpes sont très utiles, tout aussi utiles que leurs consoeurs. Elle est comme cela Béatrice Brennwald, spontanée, enthousiaste. Elle me glisse d’ailleurs d’un œil espiègle que son troisième livre est en route. Une histoire de voisine qui s’occupe d’une famille démunie, d’une sorte d’ange gardien qui veillerait sur cette mère et ses filles. Je ne peux m’empêcher d’y voir un parallèle avec l’histoire de sa vie, et de sa deuxième maman. Elle est très enthousiaste à l’idée de finir ce livre et de le publier. Et pourquoi pas d’autres? Elle ne ferme la porte à rien. Heureuse, positive. Remerciant la vie pour tout ce qu’elle lui a donné. Une leçon pour les pessimistes que nous sommes parfois. Je vous recommande ses livres doit voici le résumé:

Le cercle de l’alliance

La tribu de Hauts elfes, les Vénéthoriens, possède des connaissances universelles, des pouvoirs magiques et une grande richesse. Leur prospérité suscite une jalousie féroce au sein de la tribu des Navithoriens. Le magicien Terror et sa compagne Violença, déesse de la guerre, gouvernent ce peuple d’elfes en semant destruction et malédiction. Ils jettent leur dévolu sur les Vénéthoriens pour piller leurs biens.Jusqu’au jour où les déités et le grand magicien Bélégar décident de neutraliser Terror. Selon eux, un seul elfe est capable de le vaincre lui, sa compagne et ses hommes: Coeurvaillon, chef des Vénéthoriens, guerrier émérite et archer virtuose.

Nina, la petite guêpe

Nina la petite guêpe, a reçu une mission: sauver Manon, petite fille de 6 ans, de la maltraitance qu’une tante et un oncle lui font subir depuis la mort de ses parents. Aidée d’une étoile, Manon s’enfuit… Exténuée, en larmes, elle s’assied au pied d’un arbre, quand un insecte se pose au creux de sa main… D’où viens-tu? Pourquoi es-tu épuisé? Quel genre d’insecte es-tu? Il regarda Manon de ses grands yeux noirs, presque disproportionnés en comparaison de son corps, qui était très beau. Il était strié de rayures jaunes et noires. Ses deux antennes se mouvaient dans tous les sens, comme s’il voulait la deviner… C’est une très jolie histoire avec une morale pour les enfants à partir de 4 ou 5 ans.

Pour le troisième roman, vous devrez attendre, mais nul doute qu’elle ne nous fera pas trop languir. Nous allons parfois jusqu’en Amérique pour trouver de bons livres alors que nous avons près de chez nous des auteurs qui peuvent aussi nous faire rêver. Une belle découverte en tout cas.