Balkans si proches et pourtant si mal connus

WiCo  |  Il faut être journaliste-ethnologue ou pasteur-prosateur pour nous introduire dans ce monde de passionnés curieux de tout: l’approche des habitants, leurs traditions, costumes, coutumes et jeux, s’enthousiasmer de tout et de rien, ne pas chercher à comprendre (ce serait mettre de côté l’autre). En bref, être journaliste c’est rejoindre le grand jeu de la Création. Bernard Bolay, notre pasteur, présente ainsi Sonia Zoran qui nous emmène dans les pays balkaniques s’étendant tout en longueur sur la mer Adriatique, en face de la côte italienne, de la Croatie à la Macédoine, Kosovo, Albanie, Monténégro, etc.

Des îlots pierreux où ne pousse qu’une maigre herbe salée, régal des moutons, à la splendide architecture vénitienne en partie, de Split à Tirana avec ses monuments majestueux aux vives couleurs (même si les services publics ne fonctionnent pas !), l’influence italienne s’y fait sentir fortement. Mais l’approche de l’humain, des gens entre eux, diffère de nos conceptions de façon vive. «Là, on se tient droit et on se regarde dans les yeux…»

Dans certaines îles, les émigrés reviennent et désirent vivre à l’ancienne après avoir vécu et subi l’agitation et les trépidations de l’Occident ! Cette magnifique présentation entrecoupée de musique slave inhabituelle pour nous – nous entendons même le mystérieux orgue de mer… – nous a procuré un dépaysement bienvenu. C’est avec un grand merci que nous applaudissons Madame Zoran, au cœur de qui brûle une passion remarquable pour cette contrée qui est, pour moitié, son pays. Merci aux organisateurs et aux dames dévouées pour la collation traditionnelle.