Abandon de poste

Bientôt les vacances! La frénésie bagagière prend le pas sur les obligations quotidiennes et l’impatience de se retrouver – ou de se perdre – loin de tout devient prioritaire. Une petite piqûre de rappel saisonnière devient nécessaire…
Thème tristement banal, l’abandon d’animaux de compagnie reste hélas encore une pratique courante. Chaque année plusieurs milliers d’animaux de compagnie sont recueillis dans les diverses sections de la Protection suisse des animaux (PSA). Peu d’entre eux retrou-veront un nouveau foyer et certains devront être euthanasiés.
La tendance prend l’ascenseur à la période estivale, signe que la recherche du bonheur des uns ne fait pas forcément celui des autres…
L’incompréhension face à cet état de fait est grande. Les causes d’abandon sont multiples
et nous n’allons pas tenter de les éclairer ici. Plutôt un simple rappel, un petit regard en arrière sur la raison initiale qui nous a fait adopter un compagnon à quatre pattes devrait suffire.
Que ce soit bon pour les enfants, parce que j’ai toujours eu un animal ou simplement pour combler une solitude passagère, la présence de ce compagnon comble un vide et égaye notre quotidien. Les jeux, les câlins
ou la simple présence discrète
d’un ronronnement rend la vie un peu plus rose. Alors, manque de mémoire ou trouble de conscience? Au moment de lâcher le fauve ou d’attacher Médor, ces individus sans scrupules auraient-ils déjà oublié l’indéfectible soutien reçu, ou tout bêtement omis d’intégrer ce compagnon dans leur planning-vacances?
Des solutions de garde existent pourtant, sections régionales de la PSA, pensions et autres refuges, sans parler d’amis des bêtes et autres voisins qui se feraient un plaisir de passer s’en occuper à la maison, rétribués ou non. Il faut bien sûr y penser avant…
Les conséquences elles aussi
existent, entre autres pénales. La Loi sur la protection des animaux (LPA) porte une infinie attention sur le degré du crime et propose des solutions allant de l’amende salée à la peine de privation de liberté.
Nous avons des responsabilités envers ceux qui partagent notre vie et si nous sommes bientôt prêts à abandonner temporairement notre poste de travail pour privilégier le farniente, nos responsabilités, elles, ne prennent pas de vacances.